Nucleaire veiligheidsnormen hebben enkel zin als ze overal worden toegepast

Monsieur le Directeur Général,
Monsieur le Président,
Monsieur le Commissaire,
Chers collègues,

Fukushima est avant tout un drame un drame, pour l’ensemble du peuple japonais mais aussi pour toute la planète.  

L’impensable s’est produit. La population doute, panique, avec une question lancinante : Nos centrales nucléaires sont-elles sures ?

Nous devons les rassurer et pour cela, il nous faut :

  • Tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima
  • démontrer que l’on prend toutes les mesures nécessaires en vue de renforcer la sûreté des centrales ;
  • surtout et c’est la raison de notre présence ici, travailler ensemble dans un esprit de solidarité et pour un même niveau de sûreté nucléaire  partout dans le monde.

Quelques jours après la catastrophe les réactions s’enchainent. L’Union européenne réagit rapidement. 10 jours après le 11 mars elle décide de procéder à des tests de résistance sur les 143 réacteurs situés en territoire européen.

La Belgique se félicite de cette décision qui permet une première réaction harmonisée. Elle mènera d’ailleurs ces tests avec la plus grande rigueur.

L’Europe est un premier pas mais il faut aller plus loin. A cet égard, je félicite le Commissaire Oettinger pour avoir conclu un accord avec les Etats voisins de l’Union européenne. Un accord qui prévoit que ces Etats pratiqueront également ces tests. 

Avec l’AIEA, nous pourrions encore aller plus loin. Dans le monde, il y a 440 réacteurs nucléaires. Ces tests de résistance devraient être appliqués partout, là où sont ces réacteurs.

Lorsqu’un incident nucléaire se produit ses effets ne s’arrêtent pas aux frontières. Les Etats voisins mais aussi l’ensemble de la planète peuvent en supporter les lourdes conséquences.

Je demande donc à l’AIEA d’inviter ses Etats membres d’ appliquer de tels tests à leurs réacteurs. Les leçons tirées de la catastrophe de Fukushima et le concept des tests de résistance européens doivent mener à renforcer les standards de sûreté, développés par l’AIEA.

Si malgré toutes les mesures de sureté, un accident venait à  se produire nous devons être préparés. L’Europe a développé depuis plusieurs années un mécanisme communautaire d’intervention. Ce mécanisme est déclenché dès qu’une catatstrophe naturelle se produit en Europe mais aussi hors Europe.

Tous les Etats membres font connaître quelle expertise, quel personnel, quel matériel ils peuvent mettre à disposition dans ce cas d’urgence.

Ainsi, après le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars, ce mécanisme européen a permis la coordination des moyens et une équipe d’experts européens a été rapidement envoyée sur place.

Jusqu’à présent, ce mécanisme ne prévoyait pas de dispositif en cas d’incident nucléaire. J’ai immédiatement plaidé pour un renforcement de la solidarité en cas d’incident nucléaire. J’ai fait la proposition soutenue par la Commission européenne, de considérer, au niveau européen, le scénario relatif aux incidents nucléaires comme prioritaire.

Ceci impliquerait de prédéfinir quelles actions nous devons mener et quels moyens nous devons mettre à disposition.

Au niveau international, il existe le réseau RANET. Aujourd’hui, ce réseau n’est pas utilisé comme il pourrait fonctionner. C’est à tout le monde ici présent de donner de l’input adéquat et pertinent.

Ainsi l’AIEA aura  une vue globale, rapide et coordonnée des ressources humaines et matérielles qui peuvent être à mises à la disposition de tous.

Si l’Union européenne met son mécanisme en place, il sera également plus facile de coordonner l’action européenne et internationale

Monsieur le directeur Général,
Monsieur le Président,
Monsieur le commissaire,
Chers collègues,

 Je tiens à vous remercier, Monsieur Amano pour votre initiative et Votre volonté de renforcer la coopération internationale autour du thème de la sécurité nucléaire

La Belgique soutient la déclaration proposée; J’insiste pour que le plan d’action soit élaboré dans les plus brefs délais et contienne des mesures concrètes bien au-delà du simple goodwill.

Pour conclure et en me basant sur la contribution apportée par le séminaire ministériel qui s’est tenu le 7 juin dernier à Paris.

 J’insiste sur :

  • un renforcement de l’harmonisation des approches et pratiques de sûreté, basée sur des standards plus élevés développés au sein de l’AIEA
  • l’exécution de tests de résistance pour tous les réacteurs nucléaires, au niveau international
  • le renforcement de la base de données RANET
  • l’uniformisation des mesures à prendre en cas d’urgence radiologique
  • l’amélioration des «peer review » dans chaque pays exploitant l’énergie nucléaire civile et
  • le renforcement des missions IRSS de l’IAEA

L’AIEA doit jouer son rôle de fédérateur. Nos citoyens s’attendent à une réponse sérieuse, scientifique mais aussi coordonnée, concertée. Ils attendent un maximum de concertation, de coopération et de solidarité. Ne les décevons pas !

Je vous remercie

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